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Techniques - Moulage

  1. Les différents types de moules
  2. Outils et matériaux
  3. Réalisation d'un moule en deux parties
  4. Les autres types de moules
  5. Références

Préparation du projet

La réalisation d’un moule en deux parties doit débuter par l’analyse de la pièce que l’on souhaite mouler afin de déterminer comment seront découpées les deux parties, ce que l’on appelle la couture, ainsi que l’emplacement du trou de coulée...

Définition de l’axe de séparation des deux parties

Définition des coutures (en rouge) le long des sommets de la pièce et du trou de coulée (en vert) sur le dessous de la pièce pour qu'il soit moins visible

 

Définition des coutures (en rouge) le long des sommets de la pièce et du trou de coulée (en vert) sur le dessous de la pièce pour qu'il soit moins visible
Définition des coutures (en rouge) le long des sommets de la pièce et du trou de coulée (en vert) sur le dessous de la pièce pour qu'il soit moins visible

La première étape consiste à identifier la manière dont la pièce pourra être réalisée en deux parties, c'est-à-dire à visualiser l’emplacement des coutures qui correspondront à l’endroit où le moule se divise et formeront le plan-joint ou mur. Il faut que les deux parties puissent être séparées, c'est-à-dire qu’il n’y ait pas de contre dépouilles qui empêcheraient le silicone de se détacher de la pièce. Il convient donc de définir la couture du moule le long des arrêtes en s’assurant qu’il n’y ait pas d’éléments empêchant le démoulage. Heureusement le silicone est un matériau un peu souple qui permet à des petites bosses de pouvoir se démouler malgré tout (par exemple le bec, les oreilles ou les griffes du hibou). Si des contre dépouilles sont présentes et qu’il n’est donc pas possible de réaliser un moule en deux parties, il faudra soit faire 3 parties, soit si c’est possible procéder par morceaux.

Les coutures (définies par le plan-joint) devront de préférence passer sur les sommets de la sculpture à un endroit pas trop inégal en évitant dans la mesure du possible l’avant de la sculpture afin que cela ne se voie pas trop. On évitera de placer des coutures dans des recoins, on préfèrera des plans qui seront plus faciles à repolir sur le tirage.

Si la sculpture a été percée afin d’être ensuite soclée, se pose la question de l’intégration dans le moulage de la tige. Cette réponse dépend de la matière du tirage : si le tirage est en plâtre, il n’y a pas lieu d’intégrer la tige, à la différence d’un tirage en bronze ou en résine. L’intégration de la tige dépend également des besoins du sculpteur : ainsi si le tirage sera soclé exactement de la même manière que l’original (socle de même forme et même angle pour la sculpture) alors la tige peut être intégrée dans le moulage. Sinon il vaut mieux ne pas l’intégrer et percer le tirage par la suite. Dans ce dernier cas, il ne faudra pas oublier de boucher le trou de perçage avec de la Plastiline afin d’éviter que le silicone ne s’insinue dans ce trou.

Identification du trou de coulée

Création du trou de coulée sur la deuxième face d'une sculpture à l'aide de Plastiline : le trou de coulée est situé sur la partie la plus haute de la sculpture
Création du trou de coulée sur la deuxième face d'une sculpture à l'aide de Plastiline : le trou de coulée est situé sur la partie la plus haute de la sculpture

Le trou de coulée est le trou par lequel on pourra, lors de la réalisation d’un tirage, couler la matière. Il doit être d’un centimètre de diamètre minimum afin de permettre un coulage facile, se situer sur la partie la plus haute de la sculpture (qui peut être toutefois retournée) afin que la matière puisse remplir l’ensemble du moule. Il faut également que le trou de coulée se situe si possible dans une partie de la sculpture pas trop visible (éviter le devant, si possible plutôt en dessous) et non texturée afin que l’on puisse repolir le tirage facilement.

Lorsque la sculpture a un dessous plat (comme le hibou), on peut utiliser la base de la sculpture comme trou de coulée, il suffit alors d’appliquer une planche contre le pied de la sculpture en mettant de la Plastiline autour afin de s’assurer que ni le silicone ni le plâtre ne recouvrent la partie plane.

Lorsqu’il n’y a pas cette partie plane sur la sculpture, il faut alors utiliser une cheminée en Plastiline pour créer le trou de coulée. Cette opération sera à effectuer sur la deuxième partie du moule, mais il faut s’assurer dès le début du projet de moulage qu’on a bien un espace non texturé en hauteur pour le placer.

Construction du plan-joint ou mur

Plan-joint en Plastiline avec clés

 

Plan-joint en Plastiline avec clés
Plan-joint en Plastiline avec clés

Le plan-joint ou mur a pour objectif de protéger la face que l’on ne moule pas pour le moment et doit donc suivre les coutures que l’on a définies pour le projet. Il peut être réalisé en Plastiline ou en terre. Le mur doit être au minimum de 4 cm de large afin de laisser la place pour les épaisseurs de silicone et de plâtre. Plus la pièce moulée est grande, plus le mur doit être large car c’est ce qui assurera la solidité du moule final. Le mur doit bien adhérer à la pièce afin d’éviter que le silicone ne coule entre les deux, il doit également être bien solide car il devra par la suite supporter le poids de la chape de plâtre. Enfin il est important que le mur soit bien lisse afin que le silicone et le plâtre le soient également sur les deux parties et ainsi que le moule soit bien jointif, ce qui limitera les coutures sur le tirage et donc le travail à effectuer sur celui-ci.

Pour la réalisation du plan-joint de la sculpture du hibou (environ 20 cm de haut), il faut environ 2kg de Plastiline.

Réalisation des clés

Les clés sont des volumes, creusés ou ajoutés dans la matière, placés à la jonction entre les deux parties du moule qui permettront que celui-ci s’emboite et qu’il ne bouge pas lors du coulage. On placera des clés dans le silicone et dans le plâtre ce qui assurera la bonne tenue de l’ensemble du moule.

Pour la partie silicone, on peut créer des clés en creusant des serpentins dans la Plastiline autour de la pièce (comme dans l’image ci-dessus). On peut également creuser de petits retours ou des trous à l’aide d’une mirette ou encore coller de petites boules sur le plan-joint. Les clés devront se situer au minimum à 1 à 2 cm de la pièce.

Le silicone

La couche d’impression

Couche d'impression
Couche d'impression

La couche d’impression est une couche fine et fluide qui sera appliquée au pinceau sur l’ensemble de la pièce afin de s’assurer que le silicone recouvre bien toute la pièce, même dans les interstices et que ne se forment pas des bulles d’air qui ensuite apparaîtraient sur le tirage.

On prépare donc une petite quantité de silicone que l’on mélange avec le catalyseur (5g de catalyseur pour 100g de silicone) à l’aide d’une spatule, attention à bien mélanger afin d’éviter des disparités dans la prise du silicone. Verser ensuite le silicone sur les arêtes de la pièce et le laisser couler. Repasser ensuite avec un petit pinceau brosse sur tous les endroits où des bulles d’air auraient pu se former (recoins et aspérités). Toute la pièce doit être couverte ainsi que les clés éventuellement.

On laisse le silicone s’étaler et couler puis prendre. Pour vérifier si le silicone est pris, il suffit de le toucher avec le doigt (protégé par un gant !) et de voir s’il colle ou s’il est ferme. On peut également, pour éviter de toucher la pièce au risque de l’abîmer, tester la prise du silicone dans le récipient qui a été utilisé pour le mélanger. A l’aide de la spatule, on regarde si le silicone colle ou s’il se détache facilement. Pour pouvoir faire de même lors de la prochaine couche, il faut retirer tout le silicone du récipient, ce qui est très facile car lorsqu’il est pris, il se retire très facilement. Pour nettoyer le pinceau qui a servi à appliquer la couche d’impression, utiliser du white spirit.

Pour la couche d’impression de la sculpture du hibou (environ 20 cm de haut), on a utilisé 100g de silicone + 5g catalyseur/

La couche d’épaisseur

Couche d'épaisseur
Couche d'épaisseur

Une fois la couche d’impression prise, on peut réaliser la couche d’épaisseur. On mélange une quantité plus importante de silicone avec 5% de catalyseur. Une fois le mélange fait, on ajoute un peu d’agent thixotrope, qui est un épaississant qui permettra au silicone de rester en place sur la pièce sans trop couler. La quantité d’agent thixotrope à ajouter est à contrôler : on mélange, puis on laisse reposer une minute car le fait de mélanger empêche le thixotrope d’agir. On vérifie alors la consistance du silicone en le laissant couler de la spatule. Il faut que celui-ci ne coule presque plus.

Lorsque le silicone est prêt on l’applique à la spatule en couche épaisse sur l’ensemble de la sculpture et du plan-joint en effectuant un mouvement pour remonter le silicone sur les arêtes, car malgré le thixo il aura tendance à couler légèrement. Il faut essayer d’avoir une couche régulière sur l’ensemble de la pièce, ce qui peut être difficile lorsque la pièce a une forme compliquée (d’où l’intérêt de bien connaitre ou de bien avoir étudié la pièce avant de commencer, certains mouleurs prennent même la pièce en photo dans la position où elle sera moulée afin de conserver trace de sa forme).

Il ne reste plus qu’à attendre que le silicone prenne. Puis on découpe les bords du silicone au cutter en évitant de couper les clés. Pour découper du silicone avec précision, on peut faire une amorce de découpe puis découper d’un geste sûr en une fois en tenant le cutter vertical.

Pour la couche d’épaisseur de la sculpture du hibou (environ 20 cm de haut), on a utilisé 500g de silicone + 25g catalyseur et de l’agent thixotrope.

La chape de plâtre

Réalisation des clés pour la chape de plâtre

Clés de la chape de plâtre réalisées dans la Plastiline
Clés de la chape de plâtre réalisées dans la Plastiline

On peut alors créer les clés qui permettront de tenir la chape de plâtre en créant des briquettes de Plastiline que l’on positionne sur les bords du plan-joint. Ces briquettes doivent avoir 3 côtés biseautés et 1 côté droit qui est celui que l’on positionnera le long du bord du plan-joint. Cette forme est importante car elle facilitera ensuite l’ouverture du moule et limitera les risques de casse des clés qui sont les parties les plus fragiles du moule.

Lorsque le moule n’est pas très grand, il est également possible de réaliser des clés rondes en creusant la Plastiline à l’aide d’une mirette. Faites bien attention à ce que les trous réalisés soient bien arrondis et lisses à l’intérieur pour obtenir de belles clés en plâtre.

Il est également possible de ne réaliser les clés que plus tard, une fois la couche d’épaisseur en plâtre du premier côté réalisée. Il suffira alors de creuser les clés (rondes) dans la chape.

Préparation du travail

La chape de plâtre sera réalisée avec un mélange de plâtre de moulage (de préférence Molda 3 car il pourra servir aussi bien pour la réalisation de la chape que pour les tirages), d’eau et de filasse.

La prise du plâtre étant assez rapide, il faut bien organiser son travail avant de commencer.

« Nids » de filasse préparés pour la réalisation de la chape de plâtre
« Nids » de filasse préparés pour la réalisation de la chape de plâtre

La première étape consiste donc à préparer la filasse pour qu’elle puisse être utilisée rapidement lorsque ce sera nécessaire. La filasse permet de rendre le moule plus léger et plus solide. On tire une petite poignée de filasse que l’on aère en tirant sur les fibres et en formant un « nid » dans lequel on essaie de rentrer les bouts de fibre qui dépassent (afin qu’ils ne risquent pas ensuite de dépasser de la chape de plâtre).

N’oubliez pas de couvrir le bois sur lequel vous travaillez de vaseline ou d’un film plastique afin que ce soit facile ensuite à détacher.

La préparation du plâtre : mettre de l’eau dans une bassine préalablement vaselinée ou dans un récipient en silicone et saupoudrer du plâtre dessus jusqu’à saturation de l’eau (plus il y a de plâtre, plus vite celui-ci prend).

Le plâtre peut être accéléré avec de l’eau tiède, de l’eau sale, de l’eau salée ou du citron.

On sépare le plâtre dans deux bols, un pour tout de suite, l’autre pour la deuxième couche, cela permet de gérer deux vitesses de prise. En effet on ajoute dans le bol destiné à la deuxième couche plus de plâtre pour en accélérer la prise (la deuxième couche doit être plus épaisse que la première mais ne doit pas couler.

Couche d’accrochage

On prend alors un gros pinceau et on applique le plâtre le plus liquide sur l’ensemble de la sculpture et de la portée jusqu’au bord (y compris les clés) : cela forme la couche d’impression. N’oubliez pas pendant tout le travail du plâtre de nettoyer vos mains et vos outils régulièrement en les grattant.

Filasse

Lorsque la texture du second bol de plâtre est crémeuse, on prend la filasse, on trempe chacun des nids dans le plâtre liquide et on l’applique sur la sculpture jusqu’à couvrir celle-ci uniformément. On passe une estèque sur le bord de la portée car il ne faut pas que la filasse dépasse.

Couche d’épaisseur

Chape en plâtre et filasse
Chape en plâtre et filasse

Ensuite on réalise une couche d’épaisseur de 3cm maximum en appliquant le plâtre plus dur à l’aide de spatules et en effectuant un geste circulaire pour remonter le plâtre sur le dessus de la sculpture lorsqu’il coule sur les côtés. Il faut dans la mesure de possible essayer de faire en sorte que la chape soit à peu près uniforme sur la sculpture, ce qui implique de bien connaitre celle-ci, comme pour la couche de silicone. Il faut également faire en sorte que les bords de la portée aient suffisamment d’épaisseur, on utilise donc à nouveau l'estèque pour les former correctement.

Une fois que le plâtre est pris (il a chauffé puis s’est refroidi), on peut améliorer la chape de plâtre en en râpant les aspérités à l’aide d’un surform ou d’une râpe, puis en passant un papier de verre 180 avec de l’eau et en nettoyant avec une éponge humide (pour éviter toute trace, utiliser de préférence la tranche de l’éponge qui est en général lisse).

La deuxième partie du moule

Une fois que la chape de plâtre est sèche, on peut passer à la deuxième partie du moule en retournant délicatement la pièce et en faisant attention à ce que le silicone reste bien en place sur la pièce.

On retire alors le plan-joint en Plastiline pour dégager la moitié de la pièce non encore moulée et on nettoie bien celle-ci de tous les restes de Plastiline et de tout le silicone qui dépasse (on utilise un cutter pour découper le silicone qui dépasse).

S’il y a de petits espaces entre la pièce, le silicone et le plâtre, on bouche ceux-ci avec un peu de Plastiline. De la même manière, si la sculpture contient un trou de soclage (et qu’on ne moule pas la tige avec la sculpture), on bouche celui-ci en créant un opercule de Plastiline.

Couches d’accrochage et d’épaisseur

Il faut surtout ne pas oublier d’appliquer avant de commencer un agent démoulant sur le silicone (mais pas sur la sculpture), sinon il sera ensuite impossible d’ouvrir le moule ! On peut par exemple utiliser de la vaseline ou un mélange huile de lin et savon liquide qu’on applique généreusement au pinceau mais en faisant attention à ne pas créer de paquets qui risqueraient d’empêcher l’étanchéité et l’exactitude du moule.

On coule la couche d’impression (ou couche fluide) en silicone et on laisse sécher en humidifiant éventuellement autours pour accélérer la prise.

On coule ensuite la couche d’épaisseur en recouvrant bien la sculpture et les clés avec suffisamment d’épaisseur sur les arêtes pour assurer la solidité du moule en silicone. Si l’on a un doute sur l’épaisseur de silicone, on peut utiliser une épingle pour vérifier celle-ci, si elle est trop fine par endroits, on marque les endroits d’une croix et on rajoute un peu de silicone à ces endroits là puis on laisse prendre.

Une fois cette couche sèche, on découpe le silicone au cutter aux dimensions de l'autre côté (en suivant la découpe qui a été réalisée alors).

Chape de plâtre

Si on n’avait pas réalisé les clés du plâtre dans la Plastiline au début, on peut les réaliser à ce moment là en creusant des cônes dans la chape de plâtre du premier côté bien au milieu de l’épaisseur de la portée et en les disposant régulièrement autour de la sculpture afin que le moule ferme bien.

Il ne faut pas oublier ensuite d'appliquer un agent démoulant sur le plâtre et sur le bois qui est éventuellement sous le pied de la sculpture. On vaseline également les ustensiles et on prépare les nids de filasse de la même manière que pour la première face.

On réalise alors successivement les couches d’accrochage (couche fine au pinceau + filasse trempée dans le plâtre) et d’épaisseur et on ponce la chape pour améliorer son apparence.

La fin du moulage

Le démoulage

Moule en silicone ouvert
Moule en silicone ouvert

Une fois que la chape de plâtre de la deuxième face est achevée, il ne reste plus qu’à démouler, c'est-à-dire à ouvrir le moule précautionneusement. C’est une opération assez délicate car il ne faut pas casser les parties fragiles de la chape, et notamment les clés.

Il faut tout d’abord identifier l’endroit où se rencontrent les deux parties (si du platre a coulé ce qui rend cette séparation invisible, il faut gratter le plâtre pour la retrouver) et utiliser une lame fine pour séparer les deux parties en faisant très attention à ne pas couper les clés. Puis on sépare doucement les deux parties du plâtre puis les deux parties en silicone.

Réalisation d’un tirage de nettoyage

Moule fermé prêt pour le coulage d'un tirage en plâtre
Moule fermé prêt pour le coulage d'un tirage en plâtre

On referme le moule et on le maintient bien fermé grâce à deux fils de fer parallèles très bien serrés à l’aide d’une pince. On coule ensuite le plâtre à l’intérieur en inclinant le moule pour bien remplir les contre-dépouilles et en chasser toute bulle d’air. Tapoter au fur et à mesure pour faire remonter les bulles.

Remplir le moule à ras bord (sans faire de dôme) avec le moule bien droit et laisser le plâtre prendre au moins deux heures. Démouler en faisant attention à nouveau à ne pas casser les clés. Nettoyer le moule.

Retoucher le tirage en utilisant de petits rifloirs pour ôter la couture (marque de séparation entre les deux parties du moule). S’il est nécessaire de faire quelques ajouts de matière sur le tirage, il faut d’abord bien mouiller la pièce puis réaliser un plâtre à fleur d’eau.

Les tirages en creux

On peut également utiliser le moule pour réaliser un tirage en creux, c'est-à-dire un tirage dont le centre est vide (ici une coque en plâtre armée de filasse). C’est notamment utile lorsqu’il s’agit d’une grande pièce afin d’obtenir un tirage léger. C’est également la technique à employer lorsque l’on ne peut pas ou que l’on ne souhaite pas faire de coulage (tirage en faïence par exemple pour limiter le retrait de séchage).

Pour réaliser un tirage creux en platre, on pose le moule ouvert devant soi et on réalise les différentes étapes pour chacune des deux parties. On fait un plâtre normal dont on met à part une partie que l’on épaissit et dont on se sert pour faire une couche d’impression sur le moule en rentrant bien partout pour éviter les bulles. Attention à ne pas dépasser les limites de l’intérieur du moule. On arase avec une estèque avec grand soin (sinon on risque d’avoir un tirage dont les deux morceaux ne seront pas jointifs).

Lorsque la couche d’impression a pris, on trempe les nids de filasse dans le reste du plâtre et on les dispose sur la couche de plâtre, en faisant attention à ne pas avoir de bulles d’air et que la filasse ne dépasse pas du plâtre. On laisse le plâtre prendre.

On fait un nouveau plâtre assez crémeux et on fait un colombin à la jointure entre le plâtre du tirage et le silicone du moule sur un seul des côtés du moule, puis on retourne l’autre côté et on le pose sur le premier, on écrase et on ferme le moule en pressant et en attendant que le plâtre prenne.

 

 

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